lundi 9 avril 2012

Deçi-delà

Bon alors je fais comment.
Je fais comment pour reprendre après 2 mois de paresse bloguesque.
Quid de la cohérence narrative ?
Quid du respect des lecteurs ?

Ah et puis tant pis. Attention les yeux, ça va être le post le plus décousu de l'univers.


Retour sur la fin du mois de février, la semaine de vacances en Martinique. Aaaaah ! Une délicieuse détente au beau milieu de l'hiver, pourtant très doux cette année.


En résumé condensé, grosso modo et pour faire rapide, ça donne : discutailles familiales, sable chaud et mer turquoise, ti-punch très tassé et fricassée de chatrou, poisson-lune pas content et matoutou colorée_la mygale locale.

Pas d'inquiétude pour le gros, monsieur le pêcheur a fini par le remettre à l'eau...

Et puis retour à Montréal. Avec la reprise du travail. Et donc un frigo vide. Qui dit frigo vide dit courses.

Les courses hebdo, c'est souvent chez P.A. Un minuscule supermarché à la devanture rouge, avouons-le rigoureusement ringarde. Une institution montréalaise depuis 1961. Ça brasse là-dedans, une vraie ruche : un monstre bordel mais un bordel extrêmement organisé, et de 8h à 23h tous les jours s'il vous plaît.

Non content d'offrir des prix imbattables et un choix de produits internationaux génialissime_du St Agur aux concombres libanais, en passant par les pierogies polonais, P.A livre un bon gros quart de la ville avec sa mini-camionnette dont le contrôle technique remonte au Moyen-Âge.

Un véritable business. Qui tient la caisse derrière les 2 initiales ? Impossible de trouver l'info sur le net... Mais ça marche fort : la petite épicerie rouge a son Facebook et Twitter !


Et comme ici aussi c'était la fête des oeufs et des poules, vendredi dernier était férié. Ouais, c'est l'occasion de sortir de Montréal, un w-e de 3 jours !
On a du temps à revendre et on n'a vraiment rien prévu, donc autant passer 2h30 d'attente à la frontière U.S.
Heureusement le Vermont n'est pas bien loin et le soleil revigorant.





L'immense Lac Champlain était très beau et reposant. Mais c'est la voie ferrée qui a retenu mon attention. C'est qu'en Amérique du Nord, la bête est rare.
Revoir des rails m'a presque émue...............................I Love TGV.....................................SNCF forever.

Burlington, la ville qui jouxte le lac, est d'une coolitude absolue. Avec des p'tits endroits et bars plus sympas les uns que les autres. Les gens ici ne peuvent sûrement jamais travailler.

Blague à part, la culture 'café' de ce continent continue de me fasciner : se retrouver pour boire un latté, relaxer autour d'une bière, déguster un muffin vegan ou une soupe de légumes bio...
Oui, la malbouffe et la junkfood sont ultra présents. Pourtant, elles cohabitent avec une nourriture extrêmement saine, fraîche et équilibrée offerte dans de bons cafés.
L'extrême favoriserait la création de son antagoniste ?




Cette phrase pompeuse étant couchée sur le html de ce blog, je vous dis à dans pas trop longtemps car reprendre la plume du clavier à bille après cette absence m'a donné du fil à retordre le beurre.
Bien le bonjour bonsoir.



mardi 21 février 2012

Avant, je ne savais pas faire les conversions métriques


Le Québec a d'innombrables qualités, c'est sûr.
L'amabilité, la tolérance et le civisme permanents de ses habitants, une qualité de vie incomparable, un bilinguisme luxueux (on entend fréquemment le double bonjour dans les magasins "Salut, hi !"), tous les magasins ouverts le dimanche, l'animation de la ville de Montréal par -20 C comme par 35 C, les délicieux cafés latte...


Le Québec a ses multiples bizarreries, c'est certain.
La pléthore de chanteuses aux cordes vocales toniques mais au talent inégal, les prix indiqués hors taxes, la définition des repas (le déjeuner qui veut dire petit-déjeuner, le dîner le déjeuner, le souper le dîner) avec des horaires dingos (on soupe à partir de 17h), la construction des routes et des ponts (certainement supervisée par le joueur de poker le plus talentueux de la planète)...

Bon et puis y'a un autre truc très étrange.

Le système métrique. Ce dernier a théoriquement été adopté depuis les années 1970 au Canada mais les habitudes liées au système impérial britannique ont la vie dure. Du coup, c'est mon quotidien qui est dur ! Argh.

Acheter les légumes avec un prix à la livre, s'entendre dire la taille d'une personne en pieds, la longueur d'une étagère en pouces, faire un gâteau avec une tasse de farine et le cuire en Fahrenheit...
Autant vous dire que la tronche de mes premiers gâteaux était pas bien jojo. Et meeeeerde ! Qui veut un croûton pour le dessert ?  @%;glub $x^€ !

Avant je ne savais pas faire les conversions métriques. Heureusement, comme dirait Norman, "Maintenant j'ai Google, maintenant j'ai Google, maintenant j'ai Google, Google, Google !"
http://www.youtube.com/watch?v=KMcf2-Ld1yg

Toutes ces mesures me fatiguent je dois bien le dire. Alors suffit de niaiser.
Je fais un break, les dernières vacances remontent à loin.
Grâce au petit tableau comparatif ci-dessous immortalisé en ce mardi 21 février, vous constaterez que la destination a été choisie avec assez peu d'hésitation.


Ok, vendredi ça se gâte mais je ne pars que dimanche :)
Bises !

lundi 6 février 2012

Blanc de blancs

Le mois de février est pas le plus facile-facile à passer.
L'hiver est largement entamé et pourtant point encore fini. Mais on lorgne déjà vers les beaux jours.
Patience...

Vu qu'une vague de froid saisit l'Europe et nous vole la vedette, je me devais de vous faire parvenir quelques clichés plus blancs que blanc.




Blanc.
Cette histoire de blanc de blancs me donne la pépie [Transition douteuse et houleuse, c'est évident].

Car je suis prête à payer ici, et pas beaucoup plus cher d'ailleurs, mon reblochon fermier de Savoie, mon chèvre au lait cru, ma baguette et ma rosette de Lyon quand je n'en puis plus.
Produits importés et adorés que l'on trouve sans grande difficulté à Montréal.

Mais alors l'alcool... Mes aïeux !

Il faut un solide compte en banque pour le consommer sans vraiment de modération...
Enfin en modération normale quoi.






Ce petit aperçu du site web de la SAQ (Société des Alcools du Québec) montre bien que cette dernière s'envoie quelques dollars derrière la cravate avec sa taxation sur ces délicates boissons qui contiennent de l'éthanol.



Paraît-il que ça sert le service public.
Bon.
Mouais.
Pfff.


En plus d'en plus, on ne peut plus acheter d'alcool à 23h nulle part.
Ça m'est arrivé une seule fois de réussir à acheter 2 bières à 23h10 chez un dépanneur.
Un sentiment de transgression inouï. Plutôt étrange.

C'est cela : non seulement vous raquez, mais vous devez raquer tôt.
Bref. Je me plains haut et fort, en bonne râleuse française, mais je ne me plains pas si fort car pour nos voisins ontariens, c'est 21h.

Tchin' tchin' !


dimanche 8 janvier 2012

New York


4 jours incroyables.
La ville est étourdissante.
Les aiguilles de la montre y tournent 2 fois plus vite qu'ailleurs, simultanément et proportionnellement au vidage du porte-monnaie...

Pourquoi NY est-elle si géniale ?
Ma théorie c'est que comme dans toute grande ville, on y trouve tout ou quasiment.
Et notamment les meilleurs restos, les meilleurs magasins, les meilleurs musées.

Le Moma, The Museum of Modern Art, par exemple.
Oui, les Rothko et Miro sont superbes.

Mais ce qui était vraiment fameux, c'est la performance de l'artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija : un délicieux curry vert offert aux visiteurs tous les jours entre 12h et 15h. 


Et ceux-là mêmes qui étaient venus voir une exposition deviennent en s'asseyant et en mangeant au milieu d'une galerie, participants de l'oeuvre d'art. 
J'aime.


Et puis, chance de chance, le soleil s'est pointé tous les jours et a chauffé entre 12 et 15 C. Se promener en pull au mois de décembre en plein NY, ça a fait un bien fou. D'autant que le mercure laissé à Montréal affichait -15 C.

Et par ce beau temps, où se promener sur cette immense île qu'est Manhattan ? 

Pour être original, délaissez Central Park, so 2011, et aller vous balader sur la Coulée Verte new-yorkaise, la High Line, ancienne ligne de chemin de fer réhabilitée en promenade plantée.
Comme son alter ego parisien, cet aménagement végétal donne un oeil neuf sur la ville et offre une pause de jungle urbaine.






Par contre, il y a quand même quelque chose que je n'ai pas bien compris en observant la faune citadine féminine. Soit disant NY est la ville du shopping, du style et du glamour.

Mais alors. 

Pourquoi toutes, mais alors toutes les New-yorkaises portent des bottes UGG. Oui, des UGG (prononcez eugue), ces bottines en peau, fourrées et beiges le plus souvent et qui coûtent un bras au passage. Oh moi ça me dérange pas plus que ça. C'est juste que quand le moitié de la ville se promène en chaussons en pleine rue, le glamour en prend un coup.


Alors c'est sûr les buildings, ils ont la classe. Y'en a pas deux pareils. Et toujours plus hauts, plus brillants, plus imposants. On a beau les connaître par coeur, tellement on les as vus et revus au cinéma, ils restent fascinants...





New York va certainement me revoir dans les prochains mois, c'est certain.
Excellente année 2012 à tous, et une bonne santé avant tout.

dimanche 18 décembre 2011

Pétrole, mon amour

Voilà mon vélo.

Il est pas vraiment beau et ses roues sont très voilées.
Il n'y a pas si longtemps, j'avais même une caisse de lait à l'arrière pour mettre plein de bazar. Mais l'autre matin, Ô surprise, un p'tit malin me l'a piquée.
[avis aux idées récup pour remplacer mon ex porte-bagages !]
En tout cas, ce vélo m'a fièrement servi tout cet été. Puis tout cet automne. Puis toujours maintenant. Pas encore remisé le vélo.

Si je vous parle de cela, ce n'est pas en raison d'un manque cruel d'inspiration bloguesque, ni d'une passion bicyclettophile soudaine. C'est parce que l'on est en décembre et qu'il n'y a pas encore de neige................................ Donc le vélo continue.

Oh bien sûr, il fait froid. Ce matin, le footing à -10° a bien faillir avoir ma peau. Et puis les chiens commencent à faire des effets de mode, façon hipster toutou staïle, donc ça aussi c'est un signe. Mais, mais, mais ! Ils n'ont pas encore leur bottines de neige, laissez-moi vous dire qu'au 18 décembre, c'est pas vraiment normal.



Si je suis si préoccupée par ces détails du quotidien, c'est que le mercure tiède s'avère bien cinglant. Et nous rappelle que le Canada n'a certainement pas pris une décision bien éclairée en se retirant du protocole de Kyoto le 12 décembre dernier...

Argh, la honte.


C'est la richississime province de l'Alberta et ses sables bitumineux qui doit être contente. Hop hop, creusons, extrayons et polluons toujours plus.

Et pendant ce temps, ironie du calendrier, le photographe ontarien Edward Burtynsky expose 56 photos impressionnantes grand format, à couper le souffle, au Musée McCord à Montréal.



Exposition 'Pétrole', jusqu'au 18 janvier 2012


Ça faisait longtemps que j'avais pas fait ma fatigante de l'écologie. 'Scusez.

xoxo