mardi 22 mars 2011

Du travail en semaine mais toujours des w-e...

C'est ça le côté délicieusement ambigu du travail : on apprécie d'autant plus ses moments libres. Comme j'ai commencé lundi, je me suis dit que c'était le moment idéal d'aller se détendre le we juste avant pour une dernière sortie plein air hivernal. Evacuer le stress pré-premier jour d'embauche...

Donc 4h de route vers la région de Charlevoix, proche de la ville de Québec, pour arriver au Parc des Grands Jardins. Parc des Grands Jardins ? Ce nom vous semble familier ?
Si oui, tapez 1. Si non, tapez 2.
.......... tic............tac...........tic...........tac...........Vous avez tapé 1 ? Bravo, vous êtes un excellent lecteur de ce blog, dotés qui plus est d'une mémoire hors pair. Vous avez tapé 2 ?  Bravo, vous êtes un excellent lecteur de ce blog, vous savez faire le tri nécessaire dans les informations que vous lisez. 

Retour donc dans ce Parc, après un passage en décembre dernier (post du 19/02/10). Toujours pas d'ours mais le mont du lac des cygnes (12 km en raquettes et un beau dénivelé qui amène à 920 mètres d'altitude) : une vue imprenable au sommet et un vent violent avec un ressenti proche de -15°. C'est trippant, on est seuls avec notre sac à dos, les bourrasques, un ciel bleu vif, une végétation des steppes, le souffle coupé... Alors s'cusez, les photos sont un peu approximatives en raison de la capuche du windstopper et de la batterie de l'appareil photo qui_brrrrrrr_se vide en 2 secondes.

Et puis comme le Massif, station la plus pentue du Québec était tout près, ç'eut été trop bête de ne pas y passer dimanche non ? Station "fluviale" aussi car le Saint-Laurent est aux pieds de la montagne et depuis le haut des pistes, cela donne l'impression de plonger littéralement dans le fleuve...
"Rien ne vaut les Alpes" diront certains. Moi je dis la quasi fusion des matières, neige, glace et eau vaut le coup d'oeil.

Merci de votre indulgence et de ne pas souligner l'erreur de débutante d'avoir filmé la scène en vertical, j'ai réussi cependant à remettre la vidéo "debout" ce qui relève de l'exploit...


Promis, j'arrête les photos d'hiver ;)
Les terrasses ensoleillées accueillent déjà les flâneurs...
@ +

vendredi 11 mars 2011

Le printemps est là mais l'hiver ne le voit pas

Mi-mars et encore de belles tempêtes de neige ce mois-ci. Paraît-il que c'est la dernière...


Ce moment suspendu, ces flocons tourbillonnants, ces silhouettes fantomatiques de passants emmitouflés et ces rues où tous les bruits de la ville semblent étouffés... C'est beau.
Mais les propriétaires de voiture, eux, gémissent, pestent et trépignent. Car à chaque nouvelle chute conséquente commence le grand jeu des autos musicales.
Déjà en temps normal, bien gérer son stationnement à Montréal exige des capacités intellectuelles supérieures. Avec des panneaux du genre "interdiction de se garer icitte le mercredi, le vendredi et le dimanche, entre 10h et 10h15, si l'hydrométrie est supérieure à 70 % et si l'année est bissextile".

Mais alors quand il neige, se rajoutent les opérations de déneigement. Logique. Le personnel de la ville remplit des énormes 38 tonnes de la neige qui encombre les voies et les amène dans les limbes mystérieuses de la ville...
Donc vous devez bouger votre char en conséquence. Si vous partez à 9h de chez vous pour aller travailler en métro et qu'il n'y pas de petit panneau jaune, attention malheureux !!! Ca ne veut pas dire qu'à 10h, quelqu'un d'un peu fourbe n'en aura pas mis un, indiquant qu'il faut dégager votre voiture à 15h. Mais vu que vous reviendrez chez vous à 17h.....
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Certes, 9h-17h, c'est pas des journées très longues mais ce n'est pas le propos.

Dans ces conditions, autant prendre la voiture et partir passer le we entre amis dans un chalet hors de Montréal. C'est quand même plus drôle...

Confection d'igloo, mode d'emploi
Prenez 2 ou 3 amis-esclaves en assez bonne forme physique,
Donnez leur une pelle et beaucoup de motivation,
Laissez opérer la pédagogie de l'apprentissage par l'erreur,
Pendant ce temps, profitez-en pour faire du ski de fond par exemple, 
A votre retour, valorisez par quelques clichés.






Ce qui est fun avec le ski de fond, c'est que nul besoin d'être un pro  pour se lancer : les rails bien tracés vous guident. Et en plus, la forêt est peu fréquentée donc point de honte à tomber de façon ridicule dans une descente.
Vu le calme environnant, c'est aussi l'occasion rêvée de faire vos vocalises dans cet environnement acoustique d'exception.
Bref, vous prenez la confiance.

Et le lundi matin, c'est la pharyngite carabinée doublée de courbatures immondes.

Autant arrêter d'écrire plutôt que d’entendre ça plutôt que d’être sourd.

lundi 28 février 2011

Drag-and-drop ici et là

J'habite un quartier où le métro est à 10 minutes de marche à pied tonique.
Pas pire.
Sauf que pour rejoindre ce métro, il faut passer sur un viaduc qui ne constitue pas en soi la plus jolie promenade de Montréal.
Et pourtant.




J'ignore si c'est dû à la vue sur les nombreux clochers de la ville, aux volutes vaporeuses des usines qui bordent le pont, à la lumière environnante particulière, à l'acte d'aller d'un bord à l'autre, aux trains de marchandise sur les rails juste au-dessous... mais cette traversée n'est jamais la même, il y a toujours un nouvel élément dans le décor.

Et sinon, quand y'en a marre du (maudit) viaduc venteux de Rosemont, il y a toujours le bus.

Le bus où personne ne fraude le ticket à la montée, personne ne monte par la porte arrière, personne ne double dans la file de parfois 30 usagers qui attendent sur le trottoir pour entrer, personne ne s'impatiente malgré le vent qui glace tout ce petit monde, personne ne s'étonne que le chauffeur dise bonjour avec le sourire à chacun qui défile devant lui ET merci quand tous valident leur titre, personne ne fait semblant d'avoir rien vu quand il faut se lever pour céder sa place à une vieille madame, personne ....
Bon j'arrête, mais j'aime le bus québécois. Vraiment.


Les sujets se suivent et se ressemblent mais... ce qui me frappe avec cette histoire d'hiver, c'est que les Québécois s'émerveillent toujours de la neige qui tombe. Incroyable. On pourrait croire naïvement qu'ils sont habitués donc blasés. Et bien pantoute, ils adorent. C'est les premiers à être comme des p'tits fous avec leur luge et leurs patins. Pas tannés de la neige pour deux sous.

Vous allez me dire après tout, les Marseillais se lassent-ils de leur Vieux Port, les Arcachonnais de leur Bassin, les Bretons de leurs plages, les Grenoblois de leur montagne, les Parisiens de leur... euh... ?...hum...

Rappelez moi de quoi.



En plus, avoir des enfants en bas âge n'est même pas une excuse valable pour ne pas pratiquer le patin. Nullement.

"Mais ça fait 2h que
tu me traînes sur 
la glace Maman,
t'es relou"
 "Super mon lapin, 
tu sais faire du
patin avant de 
savoir marcher !"
"Allez viens patiner chéri, 
tu vois bien que Jojo 
s'amuse comme 
un fou sur le bord !"













En même temps, avec tout ce qui se prépare, et ça ne fait que commencer : entre la console du frérot, la télé HD du salon, les mondes virtuels sur la tablette numérique de maman, les jeux éducatifs sur le smartphone de papa, les exercices de maths du tableau blanc interactif à l'école, les activités ludiques sur les tables multitouch au musée...
Il faut bien goûter aux sensations du monde réel.

A tantôt.

samedi 19 février 2011

Impôts, Ostéo et Nagano

La bonne nouvelle de la semaine : les contacts pros, le travail, les rendez-vous, les dollars, ça commence à prendre forme. Le démarrage devrait se faire prochainement... D'autres détails à suivre.

Et comme cela va commencer avec un statut de travailleur autonome (freelance), je suis allée me renseigner, comme une bonne petite immigrante qui prévoit de payer ses futurs impôts, à Revenu Québec.

Après une grosse demi-heure d'attente, malchance de malchance, je tombe sur la personne la plus détestable de la province du Québec. Évidemment non-québécoise (tiens donc maudits Français).
Cette madame a pris dirait-on un malin plaisir à me marmonner de façon inintelligible et à la vitesse grand V le plus possible de termes compliqués et autres abréviations incompréhensibles :
"vous... déclarer... TP-80.... Guide INI55....... ligne 164..... TPS/TVQ......déductions....".

Avec un grand sourire, je l'interromps en lui disant que je ne comprends pas, peut-elle reprendre ses explications, je suis désolée etc.

"oui..... guide #...... juin 2012.....formulaire.... pourcentage....impôts".
Sourire encore, mi-amusé par ce comique de situation et mi-agacé par ce manque de volonté évident de m'aider, je lui répète très calmement, tout en commençant à la détester en mon for intérieur et en lui souhaitant le pire pour le restant de ses jours, que je ne comprends rien à ce qu'elle me dit.
Cette personne prend alors un air extrêmement épuisé et me dit agacée : "Si vous ne comprenez pas, ça ne sert à rien, il faudra prendre un comptable".
Bon j'abandonne. Je me lève, un peu irritée d'avoir perdu tout ce temps pour ressortir avec à peu près zéro information supplémentaire, et la remercie quand même pour son aide (voix ironique). Et elle de me répondre selon l'expression consacrée d'icitte "Ça fait plaisir".

J'ose espérer que le temps d'arrêt que j'ai marqué et le regard de haine que je lui ai lancé lui ont fait regretter ces quelques mots...

Heureusement, pour se détendre, il y a le yoga-pilates. C'est dingue, on voit beaucoup de gens à Montréal dans la rue avec un tapis de yoga sous le bras. Est-ce le secret de leur cool attitude ? Si tel est le cas, faudrait que l'on songe à se mettre autre chose sous le bras que notre baguette nous autres...

Pour la petite histoire, c'est Joseph Pilates, d'origine allemande, qui a développé cette pratique au début du XXe : mélange de relaxation et de musculation, basé sur un placement précis, des mouvements lents, une respiration profonde...
Je vous vois venir, vous vous dites "du flan tout ça". D'ailleurs moi la première.

Sauf que pilates et sournoiserie sont comme deux mots synonymes : parce que tout commence tranquillement, vous faites votre petit exercice relax, tout en vous disant, c'est pas bien violent. Au bout de 10 sec de position, vous commencez à trembloter et à prendre une couleur rougeaude. Au bout de 20 secondes, vous n'arrivez plus à respirer et vous priez pour que la prof mette fin à votre supplice. Et au bout de 30 secondes, il faut appeler le 911 car vos abdominaux ont lâché.

Sympa hein ? Envie de vous inscrire non ?
Blague à part, c'est vraiment une excellente discipline : votre dos et votre ostéo vous diront merci.


Pour me remettre complètement de tout cela, jeudi soir, j'ai eu la chance d'être invitée à un apéro-concert. Concept ? Boire un (voire plusieurs) verre de vin californien pas mauvais du tout en préambule à l'écoute de l'Orchestre Symphonique de Montréal qui jouait des extraits de Mendelsson, Verdi, Morricone... Magnifique. 



Bon, grosse déception quand même. Le charimatique et non moins impressionnant chef d'orchestre Kent Nagano ne dirige pas ce soir là.



Hello bento http://hellobento.over-blog.com/
Mais ce cher Kent et ses origines nippones me donne l'occasion de parfaire ma transition esprit Soleil Levant pour vous parler du blog de Johanne, amie et ex-collègue. Elle s'est récemment lancée avec talent dans la création et composition artistique de bentos, sorte de boîtes à lunch japonaises.

C'est beau, créatif et très certainement délicieux.


A tout bientôt 
 .

dimanche 13 février 2011

Sloche, souliers, Swan

Mi-février, la neige est à l'honneur. Non seulement parce que ces temps-ci, elle tombe, elle ne s'arrête plus de tomber, mais aussi parce que l'omniprésence de l'élément mérite d'en parler davantage... quelques exemples :

- s'habiller le matin. Coup d'oeil dehors :
je décide que mon bas de pantalon va être ruiné ?
J'opte immédiatement pour les cuissardes de pêcheur ?
Qui a dit qu'il fallait que je sorte aujourd'hui ?
 
- traverser la rue :
vais-je (encore) tomber devant tout le monde ?
Cette flaque est-elle oui ou non profonde ?
C'est normal que je recule d'un mètre à chaque pas ?



- savoir ce qu'on fait dimanche :
escalade de glace aux Chutes de Montmorency ?
Raquettes ?
Snow ?
Ski de fond ?
Luge ?
Patins ?




Autant de questions quotidiennes épuisantes. Et en plus, la neige, cette fourbe, se transforme en sloche (de l'anglais slush, gadoue) quand la température s'abaisse et c'est vraiment la marde. Vous êtes bons pour les sauts de cabris, savamment exécutés, tout en conservant votre grâce naturelle.
................................................................Sloutch.


Un vrai problème je vous dis. Tenez, tout le monde enlève ses souliers à l'entrée des maisons. Autant prévoir le coup et ne pas mettre sa paire de collants où le gros orteil dépasse.
Mais on enlève aussi ses chaussures à l'entrée des bureaux. C'est habituel de voir de bons amoncèlements de bottes dans le hall des entreprises. L'autre jour, pour un de mes rendez-vous, je me suis demandée s'il fallait que je me mette en chaussettes.
"Bonjour, ravi de vous rencontrer", les pieds à découvert, je me suis dit que c'était quand même pas possible...
 



Du blanc, beaucoup de blanc, mais point de neige dans  "Black Swan" , le nouveau film de Darren Aronofsky... Du noir aussi, de la douleur, intense, et de la folie, magnifique. Etourdissant.
Sortie France le 09/02/11



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